Nous avons voté mercredi 25 juillet la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Trois axes ont été privilégiés : construire un système d’apprentissage d’excellence, permettre aux salariés de recevoir des formations tout au long de leur vie professionnelle et garantir à chacun une assurance-chômage effective. C’est avec confiance que j’ai voté cette loi rationnelle et utile.

La majorité et le gouvernement veulent créer les conditions nécessaires à la réussite économique de notre pays. Libérer les entreprises et protéger les salariés, parier sur les compétences des français et mettre fin à la spirale du chômage. C’est une révolution sociale puisque le salarié n’est plus dépendant de son poste pour progresser dans son savoir-faire.

Un salarié bien formé et qui développe de nouvelles compétences tout au long de sa vie professionnelle est plus susceptible d’avoir accès à un emploi qui le satisfait. Il devient plus libre de se tourner vers un nouvel emploi, plus libre de demander une mutation, plus susceptible de recevoir une augmentation.

Voici les quelques mesures phares de cette loi de modernisation.

Nous constatons qu’en France seuls 7% des jeunes sont en apprentissage contre presque 15% dans la plupart des pays voisins. L’objectif est donc de rendre ce mode de formation plus souple et plus attractif. Pour ce faire, l’âge limite d’un apprenti passera de 26 à 30 ans. Les moyens de financement de ces contrats seront renforcés et une aide de 500 euros sera allouée à tous les apprentis qui veulent passer leur permis de conduire. Enfin, les apprentis de 16 à 20 ans verront leur rémunération augmenter de 30 euros nets par mois, et une certification sera créée pour les maîtres d’apprentissage.

Concernant la formation professionnelle, les droits à la formation seront exprimés en euros et non en heures avec 500 euros par an (plafonnés à 5 000 euros) crédités sur le compte personnel de formation (CPF) et les salariés à temps partiel bénéficieront des mêmes droits que les salariés à temps plein.

L’assurance chômage bénéficiera à partir de maintenant aux salariés qui décident de démissionner. Certaines conditions seront posées : il faudra que le salarié ait un projet d’avenir professionnel « réel et sérieux », qu’il ait cotisé à l’assurance chômage au moins 7 ans. La situation du salarié sera contrôlée par Pôle Emploi. Une mesure similaire permettra également d’indemniser les travailleurs indépendants en cessation d’activité. Cette mesure est particulièrement significative car elle permet à la fois de libérer le monde du travail et de redonner aux salariés un vrai pouvoir décisionnel sur leur avenir professionnel.

C’est une loi adaptée aux jeunes et aux entreprises qui permettra, j’en suis convaincue, de dynamiser notre économie. Nous avons fait le choix de miser sur le point fort de la France : et la qualité de la main d’œuvre.

 

 

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