J’ai eu hier le plaisir de passer la journée aux côtés des gendarmes du groupement de l’Aisne dans le cadre du séminaire « les clés du contact » organisé par le lieutenant-colonel Métras.

J’y ai soutenu la création d’une loi de programmation pour la sécurité intérieure qui permettrait d’assurer le caractère prévisible et ferme des ressources, afin notamment d’assurer les investissements nécessaires.

Pour la gendarmerie il s’agirait, en priorité, de renouveler les équipements indispensables à la conduite de ses missions (moyens mobiles, etc.) et d’assurer des conditions de vie décentes aux gendarmes et à leur famille.

Je partage ici, avec vous, l’intervention par laquelle j’ai clos cette journée et en profite pour exprimer une nouvelle fois, à nos forces de gendarmerie, toute ma gratitude pour leur courage et leur dévouement.

« Général,Colonel,

Mesdames et Messieurs les officiers, sous-officiers et gendarmes,

Chers Amis,

Ce fut pour moi un très grand plaisir à passer une partie de cette journée d’étude avec vous. Je veux tout d’abord remercier le lieutenant-colonel Métras ainsi que l’ensemble du groupement, de son invitation et de son accueil. Un grand merci également au général Lizurey qui a bien voulu modifier un emploi du temps chargé pour venir conclure vos travaux.

Vous savez tous ici combien j’entretiens une relation particulière, étroite avec la Gendarmerie nationale. Elle ne date pas d’hier, ni même de mon élection l’année dernière. Comme épouse de militaire d’abord, comme élue locale, et désormais comme députée, j’ai appris à connaître cette force armée, vos métiers, mais plus que tout les femmes et les hommes qui constituent cette magnifique institution de la République. Au cours de l’année écoulée, j’ai visité de nombreuses unités. J’ai eu la chance d’en accompagner en opération, que ce soit ici, dans notre département, ou à plusieurs reprises avec la gendarmerie mobile à Notre-Dame-des-Landes.

Gendarmes, vous êtes uniques ! Vous conjuguez les vertus et sujétions militaires à la garantie de l’Etat de droit ; les traditions à la modernité et à l’innovation. Vous savez exercer vos métiers de la plus ancienne des façons : au cœur des populations – comme certaines interventions l’ont rappelé aujourd’hui, la Gendarmerie n’a pas attendu la mise en place de la police de sécurité du quotidien pour affirmer sa présence au contact de nos concitoyens et de l’ensemble des acteurs du territoire – mais aussi à la pointe du progrès scientifique et technique.

Je crois que vous connaissez aussi mon investissement à vos côtés en tant que parlementaire, investissement que je veux à la hauteur de votre engagement quotidien pour l’ensemble des Français.

Mais il ne suffit pas de rendre hommage à cet engagement ou de vous assurer de mon soutien. Les paroles ne suffisent pas. Il nous appartient, à nous responsables politiques, de justifier nos actions ainsi que d’apporter des réponses aux problématiques qui sont les vôtres.

Permettez-moi donc d’esquisser très brièvement ce que seront mes actions dans les prochains mois en tant que rapporteur du budget de la Gendarmerie à la commission de la défense nationale. Outre l’analyse complète du budget, je compte me concentrer sur la situation de vos camarades dans les Outre-mers, où ils font trop souvent face à une situation sécuritaire extrêmement dégradée. Depuis désormais plusieurs années votre directeur général appelle notamment l’attention des pouvoirs publics sur la situation mahoraise. Je souhaite pour cela me rendre sur place et pouvoir ainsi argumenter auprès du gouvernement afin d’appuyer un renforcement des moyens déployés.

D’autre part, et plus globalement au regard du niveau d’engagement des forces de sécurité intérieure, il me semble nécessaire que les ressources qui leur sont allouées soient prévisibles et fermes afin notamment d’assurer les investissements nécessaires. Pour la gendarmerie il s’agit en priorité :

– d’une part de renouveler des équipements indispensables à la conduite de vos missions : je pense notamment aux moyens mobiles ;

– d’autre part d’assurer des conditions de vie décentes à nos gendarmes et à leur famille : je pense aux opérations de rénovation immobilière.

A cette fin, je crois que nos forces de sécurité intérieure devraient bénéficier d’une programmation de leurs ressources similaire à celle qu’offre la LPM à nos Armées. Une loi de programmation pour la sécurité intérieure permettrait :

– de préciser clairement le « contrat opérationnel » dans une perspective pluriannuelle ;

– de déterminer en conséquence le niveau des crédits nécessaires, et de planifier les programmes d’équipement et d’investissement jugés indispensables.

Je ne voudrais pas être plus longue. Aussi permettez-moi, encore une fois, de vous exprimer ma confiance, de savoir ma sécurité, celle des miens, celle de tous nos concitoyens entre vos mains. En mon nom propre et en leur nom, je veux vous dire toute notre reconnaissance et notre fierté.

Merci encore à tous et je laisse la parole au général Lizurey. »

 

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