Aude Bono-Vandorme

Députée de l’Aisne

Née le 3 août 1962 à Soissons, mariée et mère de cinq enfants.

Diplomée en ingénierie, elle est également docteure en mécanique des fluides. Elle a travaillé chez un constructeur automobile français avant de se consacrer à l’enseignement supérieur.

En 2008, elle s’investit dans la vie politique locale au sein de la Mairie de Laon et de l’intercommunalité où elle exerce des responsabilités dans le domaine du développement économique, de l’enseignement supérieur et du logement social.

En mai 2017, elle obtient l’investiture de la République en Marche. Lors des élections législatives en juin 2017, elle arrive en tête au premier tour, et est élue députée de la première circonscription de l’Aisne avec 56,22% des voix face au candidat du Front National, Damien Philippot.

A l’Assemblée Nationale, elle est :

  • Membre de la Commission des Finances

  • Membre de la Commission des affaires Européennes

  • Rapporteure spéciale du budget opérationnel de la Défense

Dans le cadre de ses fonctions parlementaires, elle est également membre de la délégation française à l’Assemblée parlementaire (AP) de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), et Vice-présidente du comité de lutte contre le terrorisme de l’AP de l’OSCE.

Mon équipe parlementaire

ERIC BOCHET

ERIC BOCHET

SUPPLÉANT

CHÉRIF LAHOUALI

CHÉRIF LAHOUALI

COLLABORATEUR EN CIRCONSCRIPTION

MICHÈLE MARY

MICHÈLE MARY

COLLABORATRICE EN CIRCONSCRIPTION

MALO TOURQUETIL

MALO TOURQUETIL

COLLABORATEUR À PARIS

SÉVERINE DELEPLACE

SÉVERINE DELEPLACE

SECRÉTARIAT PARLEMENTAIRE

VINCENT PAQUET

VINCENT PAQUET

COLLABORATEUR EN CIRCONSCRIPTION

IN MEMORIAM

 Vincent,

Prendre la parole en cet instant est terriblement difficile, tu sais.

Depuis novembre, ton bureau est resté en l’état. Celui de Chérif également. Le tien parfaitement rangé, le sien …un chantier notoire. Comme toujours. Personne ne s’est résolu à monter au premier étage. Cherif partage donc mon bureau. Nous attendions tellement ton retour. Nous espérions ton retour…tellement.

Et les choses resteront ainsi. Pour nous rappeler les belles journées passées tous ensemble, ta bonne humeur, tout ce que nous te devons, tout ce que tu nous as permis de vivre, de comprendre.

Et pour en parler permets-moi d’utiliser dans quelques instants les mots de Chérif, ton ami, ton fidèle compagnon de 15 ans qui a tant d’admiration pour toi, celui qui était souvent au cœur de nos conversations lorsque nous partions le vendredi après-midi faire le tour de nos permanences. Ces moments-là étaient nos moments privilégiés à tous les deux, moments où nous échangions sur les dossiers, sur le contexte politique et sur l’équipe. Notre équipe. C’étaient aussi les moments où tu me faisais passer de subtils messages pour relayer des soucis pour certains, des actions à mener, des gestes attendus. Tous ces messages discrets…c’était toi. Et je savais tout le sens du « Je t’emmène ».

Mais pour parler de toi, nul autre que Cherif peut mieux le faire. Alors permets-moi de te relayer les paroles de ton ami qui, comme tu l’aurais souhaité d’ailleurs porte juste une chemise et une veste aujourd’hui, pas de « costard ». Les paroles que je vais prononcer, Vincent sont donc celles de Chérif, celles qu’il aurait aimé avoir la force de te dire.

  • Vincent, tu es un mec avec un cœur en or. Vincent tu me dis souvent « Eh gros ! le soir quand on mange une entrecôte et que l’on boit du bon vin, je me sens coupable car il y en a qui n’ont rien. On est des chanceux, des privilégiés ; pour déculpabiliser j’ai choisi ce travail qui me permet d’aider les gens ». Ce travail tu le fais Vincent avec le plus grand plaisir car tu aimes les gens plus que toi-même. Le matin en arrivant, au bureau, la première chose que l’on fait, toi et moi, c’est traiter les dossiers et donc trouver une solution à chacun et tu y mets un point d’honneur.

  • Vincent, tu es un boute-en-train, toujours souriant, jamais énervé, toujours un petit mot gentil ou j’avoue une petite insolence mais sympa avec le flegme qui va avec. Tu rayonnes, Vincent, tu es un vrai rayon de soleil que tu arrives à transmettre à tout le monde.

  • Vincent tu as toujours une disponibilité pour les autres. Sylvie pourra en témoigner, ton téléphone n’arrête jamais de sonner et tu réponds à n’importe quelle heure pour aider les autres et prodiguer de bons conseils. Quand on va mal et que l’on veut que ça passe, il n’y a qu’à t’appeler et tu nous guéris de nos maux par tes mots.

  • Tu as aussi une intelligence hors du commun, ton cerveau tourne à 2000 km/h. Dans le travail, ce que quelqu’un peut faire en huit heures, toi tu le fais en 1h et avec un meilleur résultat

  • Et enfin tu es surtout un mec qui ne se plaint jamais et qui croque la vie à pleine dent.

Tu m’as toujours dit : « On est des gens bien Chérif et de bons gamins ». Je te confirme que tu l’es. Tu es un être magnifique, exceptionnel qui n’a fait que du bien aux gens que tu as côtoyés. La preuve, regarde le monde présent aujourd’hui.

Le plus beau cadeau que m’a réservé la vie c’est de t’avoir rencontré. Tu m’as tellement appris ! Et tu as toujours été à mes côtés dans le meilleur comme dans le pire. Si je dois retenir un souvenir remarquable de toi, et tu es d’accord car nous avions parlé, c’est le jour de mon mariage. Tu as mis une ambiance exceptionnelle. Tous les Chalonnais t’ont kiffé et ils m’ont dit de te préciser qu’ils ne t’oublieront jamais, t’es le meilleur mon pote.

Le vendredi est le plus beau jour de la semaine, on est tous au bureau, on prend le café et on parle politique, alors tes yeux brillent car on évoque ton sujet de prédilection. Au bureau, tu es chargé des opérations spéciales, le roi des campagnes. A chaque campagne, on a peur, on va peut-être perdre notre député(e) et notre job. Là, tu mets ton uniforme de soldat et tu vas au front et on gagne parce que tu es le meilleur. N’oublie jamais, comme tu le dis, « J’ai un grand nez, il sent l’arnaque de loin ».

Grâce à toi on est devenu une équipe soudée.

Je tiens à te remercier pour tout, ces quinze années passées à tes côtés ont été les plus belles de ma vie.

Tu remarques que je n’ai pas utilisé une seule fois le passé car pour moi tu es et tu seras toujours présent, dans nos esprits et dans nos cœurs.

A tes parents, à Sylvie (si tu me le permets M’man) et à Jules, je vous adresse mes plus sincères condoléances. Sachez que l’on sera toujours là pour vous.

Voilà Vincent ce que Chérif aurait voulu te dire s’il en avait eu la force.

                                                                               

Et, à titre personnel, permettez-moi maintenant de conclure ce moment par ces paroles d’un écrivain québecois :

Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit, c’est un immortel qui commence.

Car la douleur qui nous serre le cœur raffermit, à chacun de ses battements, la certitude qu’il est impossible d’autant aimer un être et de le perdre pour toujours.

Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont plus où ils étaient, mais ils sont toujours et partout où nous sommes.

Cela s’appelle d’un beau mot plein de poésie et de tendresse : le souvenir.

Vincent repose en paix nous ne t’oublierons jamais !